Nouvelles d'ici # 12 -
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Nouvelles d’ici # 12

“Lorsqu’un visage est purement et simplement vu, il est réduit à une visibilité à la mesure de celui qui le regarde, à sa bienveillance ou à son hostilité, à sa peur, à sa joie, ou encore – et très fréquemment à son indifférence. Dans ce dernier cas, il se fond dans le contexte dans lequel il se trouve, il en devient un élément parmi d’autres, sans importance aucune pour le regardeur, sauf celle de ses pensées et de ses intérêts, soucis ou prétentions. Pourtant celui-ci se leurre s’il croît avoir perçu un visage : de fait il ne l’a pas vu, il n’a rien vu, sauf la projection de lui-même sur ce visage. Pour voir autrement, il convient de l’entendre… L’invisible reste invisible, mais celui qui écoute et répond ennoblit la visibilité du monde.”

Catherine Chalier, L’appel des images, Actes sud, 2017, p.69.

L’image provisoire, fragile, trace éphémère d’un sens inépuisable…


Les artisans du bon sens / Série Documentaire

L’appel des images justement … Les 3 premiers épisodes-pilotes de la série sont montés. On y suit les pas de Dominique, Florent et Guillaume. Un éleveur, un boulanger et une paysan-meunier, faiseurs de pâtes. Trois modalités d’être, trois manières d’exercer un métier. J’ai essayé de saisir leurs altérités, forme perceptible, inévitablement, contingente, fragmentaire, subjective. Ces images convient à une rencontre. Leur pouvoir de signification est à sans cesse renouveler, questionner. Ces épisodes inauguraux lancent un appel à celle ou celui qui regarde : éviter l’écueil de toute fixation de sens, de toute vérité factuelle. Cette série cherche bien ici à ouvrir des brèches dans ce que nous tenons pour établi. Elle ne cherche toutefois pas à substituer des vérités à d’autres, jugées plus légitimes. L’image raconte quelque chose au-delà de l’intention de celui qui la réalise. Il s’agit simplement ici d’écouter-voir des altérités auxquelles j’ai prêté l’oreille et le regard.

La série documentaire, Les artisans du bon sens, s’engage dans une nouvelle étape. Campagne de financement participatif clôturée, dossiers de demande constitués, épisodes pilotes montés. Je m’oriente désormais vers la recherche de moyens afin de prolonger cette écriture, de couvrir les frais inhérents à la production des épisodes à venir, et trouver des espaces de diffusion. Les partenariats peuvent prendre de multiples formes à commencer par l’accompagnement d’une maison de production. Le chemin se poursuit donc. A suivre…

Thomas [ Photographie – Documentaire ]
Pignan, Hérault.. (Ep. O – 3 min)
Une intention initiale. Écouter voire !

Dominique [ Paysannerie – Elevage – Boutique ]
La Boissière, Hérault, Ô champs. (Ep. 1 – 17 min)
Un duo d’éleveurs épris de bon sens. «Moi, je ne suis pas un paysan qui a envie de nourrir le monde. Moi, il suffit que je nourrisse mes voisins, ça me suffit…»

Florent [ Boulangerie – Livraison Vélo ]
Sète, Hérault, Pain vivant. (Ep. 2 – 17 min)
Pensée positive, pain local et bio, vélo. Expérimentateur de levain aux céréales proposés par des partenaires agriculteurs (blés durs, orges, etc.). Sète – Poussan pour livrer du pain à vélo ? Normal !

Guillaume [ Paysannerie – Meunerie – Pâtes ]
Cournonterral, Hérault, Moulin de la Moure, (Ep. 2 – 20 min)
Un retour à la terre. Une labellisation Bio. Pourquoi avoir acheté un petit moulin il y a 5 ans ? Revenir aux fondamentaux. Les farines, les pâtes, le magasin à Lavérune. Puis l’installation agricole. Pourquoi aller jusqu’aux travaux des champs ? Savoir de quoi on parle. Pour lui, pas d’évolution de modèle agroécologique sans actions collectives.


Échappée Sonore

Sortie d’une petite pépite mélange folk-blues intimiste, conciliant rythmes méditerranéens ; un auteur que je découvre et réside non loin d’ici, à deux pas, dans les Cévennes ; musique est imprégnée d’une écoute sensible qui ennoblit la visibilité de nos mondes ! Shapes of The Fall, Les précieux chants de la Terre de Piers Faccini. “Chaque album de Piers Faccini témoigne de son cheminement d’être humain soucieux de vivre en accord avec notre terre nourricière, surexploitée par une activité insensée. Vivant au cœur des montagnes cévenoles depuis dix-huit ans, toujours à la recherche de l’essentiel, il récolte ses chansons peuplées de voix animales, végétales ou minérales, que le travail quotidien de l’expérience a lentement fait monter en grain.” Catherine Carette FIP.


Un film

Son cinéma est profondément vivant. Avec ses chroniques de banlieues ordinaires, elle oriente notre regard sur les périphéries urbaines, habitées de gens qui ont une, des histoires, et de la mémoire. C’est la notion de “commun” qui émane de ses films où le Je se relie au Nous, l’individuel au collectif, la subjectivité à l’altérité. Plus d’une dizaine de ses documentaires sont à redécouvrir sur le site de la Bpi, tandis que paraît l’ouvrage dirigé par Julie Savéli, “Dominique Cabrera. L’intime et le politique”.

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